Quatre femmes, quatre parcours, une formation

De gauche à droite : Fabienne, Marie-Thérèse, Christine et Cécile, toutes ont, par cette formation, trouvé un emploi et l’ont mis en adéquation avec leur vie. De gauche à droite : Fabienne, Marie-Thérèse, Christine et Cécile, toutes ont, par cette formation, trouvé un emploi et l’ont mis en adéquation avec leur vie. L'union du Cantal

“Une famille, une promotion, un emploi et un métier : agricultrice.” Pour Marie-Thérèse Sarraille, voilà qui résume le parcours de ces femmes d’agriculteurs…

Cécile, Fabienne, Marie-Thérèse et Christine, comme une soixantaine d’autres femmes d’agriculteurs, ont suivi la formation en alternance de la MFR de Saint-Flour, dans le domaine sanitaire et social, un cursus de quelques mois. En huit ans, toutes sont passées par l’école et l’entreprise à raison de 385 heures en centre, et autant en stage. Un dispositif financé par la Région Aura, Vivéa, la MSA, le Crédit agricole, le CER France et soutenu par la Chambre d’agriculture. “Ces emplois font l’objet d’une demande importante car ils ne sont pas faciles, donc il n’y a pas tant de candidats. Les nôtres sont sur les rangs et elles le font bien”, se réjouit Marie-Thérèse Sarraille, à l’origine de cette idée de formation dont elle est la responsable à la MFR et dont les débouchés sont certains. Quatre “anciennes” témoignent.  


Cécile Mallet, 45 ans, conjointe collaboratrice d’exploitation laitière à Languiroux,  promotion 2016-2017, souhaitait “sortir du quotidien”.  “On reste autrement trop dans la routine et c’est bien d’élargir son horizon. Cette formation payée était un bon complément de revenus d’autant plus avec une petite exploitation. Mon fils a insisté auprès de son père pour que je la suive. C’est aujourd’hui un plus pour la retraite et la ferme, car je mène mon nouveau travail avec celui de l’exploitation.” Après différents stages, la directrice de la maison de retraite La Vigière qui a apprécié son stage, lui demande en mai 2017 de venir en renfort. En octobre 2017, Cécile effectue un remplacement et, depuis juillet dernier, elle y a été embauchée en CDI en tant qu’adjointe polyvalente (service, lingerie, ménage). “Et, si je vais vers un temps plein, on s’adaptera mon mari et moi pour que notre fils Antoine reprenne l’exploitation.”  


Fabienne Bataille, 43 ans, Val d’Arcomie, chef d’exploitation apicole depuis 2010, promotion 2016-2017, a décidé en 2010 de reprendre l’exploitation de sa mère. “Je voulais garder la terre de mes ancêtres mais je m’étais isolée et je devais en sortir. Ce travail était porteur de complément de revenus, car les abeilles, c’est plus ou moins bien en rentabilité.” Fabienne avait débuté des études dans le domaine sanitaire et social avant de diriger une auberge de jeunesse au Canada.  Lorsqu’elle rencontre Valérie Farges, elle sait que c’est pour elle : “C’est l’opportunité d’une ouverture sociale et personnelle car on apprend, on découvre, on expérimente et on s’enrichit”, lui assure l’assistante sociale de la MSA.  “Ce que j’appréhendais le plus, c’était les stages et le travail en équipe”, livre Fabienne, qui travaille depuis juin 2017 au foyer d’hébergement de Civergols en Lozère en tant qu’aide éducatrice à plein temps, et s’y sent à sa place.   


Pour Marie-Thérèse Malgouires, 62 ans, Anterrieux, promotion 2014-2015, ce nouvel emploi a permis d’installer son fils Cédric en 2015. Elle avait déjà un pied dans la filière puisque titulaire d’un Bep sanitaire et social avant de reprendre une exploitation avec son mari en tant que conjointe collaboratrice, puis chef d’exploitation brebis lait, allaitant et transformation fromagère. “Je suis fière de faire ce travail. Cette formation, c’était pour moi une ouverture et j’aurais dû la commencer bien plus tôt. J’avais besoin d’aller voir ailleurs, ce qui m’a valu quelques moqueries du voisinage. Maintenant, à la maison, c’est le partage des tâches.” Depuis 2015, elle est agent de service logistique à l’Éhpad Les Aliziers de Fournels (Lozère).


Christine Maze 47 ans, promotion 2014-2015, en EARL depuis 2001 avec son mari à Riom-ès-Montagnes a fait le pas pour des raisons financières mais pas seulement…  “Dans notre exploitation laitière, on voulait faire de la transformation, les banques n’ont pas suivi…” En 2012, le couple perd la moitié des hectares en fermage, d’où baisse des subventions. “Élisabeth Flagel, assistante sociale, me conseille cette formation et je vais à la journée d’information. Mon mari a toujours été pour que je prenne ce travail. Je ne referais pas machine arrière, même si, quand on revient à la maison, revoir les vaches, c’est de la vitamine C.” Deux raisons lui font faire le pas : les finances et son époux arrivé à l’âge de la retraite. “Les premiers jours en stage à Riom-ès-Montagnes et à l’ADMR, étaient durs, se rappelle-t-elle. J’ai tout de suite su que je n’étais pas faite pour le travail à domicile.” Depuis 2016, Christine est ASH à plein temps dans la maison de retraite de Riom-ès-Montagnes.    

C. Fournier

 

 

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