FMSE : le solde des indemnisations des pertes enfin versé

En avril 2016, le président du FMSE Joël Limouzin avait pu constater l’ampleur des ravages du rongeur. En avril 2016, le président du FMSE Joël Limouzin avait pu constater l’ampleur des ravages du rongeur. L'union du Cantal

Il s’en est fallu de peu pour que les éleveurs frappés par le fléau des rats taupiers ne voient jamais le solde des indemnisations du FMSE. Finalement, le combat syndical s’est avéré payant.

Le solde de l’indemnisation par le FMSE des pertes fourragères dues aux rats taupiers a été mis en paiement. La fin d’un long et tortueux feuilleton...

Patrick Bénézit, vice-président de la FDSEA 15 : “Il y a finalement eu un accord entre le ministère de l’Agriculture et le FMSE pour donner le feu vert à cette mise en paiement du solde des indemnisations des pertes, qui sera à peu près équivalent à l’acompte touché en juillet 2017. Le ministère a en effet malheureusement revu à la baisse ses engagements et donc les taux de pertes, indexés sur les données satellitaires. Mais au total, ce sont près de 7 millions d’euros qui auront été obtenus au bénéfice de  plus de 500 éleveurs durement touchés par les rats, en intégrant le FMSE, les aides de la Région et du conseil départemental du Cantal, deux collectivités qui ont accepté d’intervenir pour une cinquantaine de dossiers entre 25 et 35 % de pertes.  
C’est vrai qu’on revient de loin sur ce solde et plus globalement sur ce dossier long et compliqué : lorsqu’on a rencontré le ministre à Cournon, pour lui et ses services, il n’était pas question de revenir sur ce sujet. On n’a pas lâché le dossier et à force, on est arrivé à ce que les choses se débloquent fin février au Salon de l’agriculture, avec un coup de main apprécié du ministre Mézard. On tient à remercier malgré tout les services du ministère d’avoir abouti à une solution avec le FMSE, avec un solde abondé par des fonds européens et une partie du fonds FNGRA (fonds national de gestion des risques agricoles, NDLR), un fonds franco-français. Ce solde était attendu par nombre d’éleveurs sinistrés de façon très conséquente. Et puis, on ne peut que saluer l’action du FMSE et le soutien, dès le début, de son président, Joël Limouzin, qui a pris sur lui en juillet 2017 de verser un acompte sans
l’aval de l’État.”

C’est aussi la première fois que les dégâts causés par les campagnols sont indemnisés.

P. B. : “Oui et c’est une vraie satisfaction que cette calamité ait été prise en compte d’une telle manière, même si on peut regretter la réfaction appliquée par les pouvoirs publics. C’est cependant une satisfaction ternie par deux choses. La première, c’est le fait d’avoir eu, dans le département, des oppositions à ce qu’on aille chercher le FMSE, oppositions qui ont amené plusieurs dizaines de personnes à passer à côté de ces aides en écoutant ces mauvais conseils. Et c’est d’autant plus regrettable que ceux-là même qui ont dit que le FMSE “c’était une connerie” font partie des premiers bénéficiaires...
Le second regret, c’est que s’il n’y avait pas eu autant de détracteurs dans le Cantal et au niveau national - avec une opposition de la FNGDon(1) influencée par la Fredon de Franche-Comté -, le ministère n’aurait pas remis en cause les taux de pertes et l’enveloppe allouée aurait été plus importante. Le courrier adressé le 26 avril 2018 au président du FMSE par la DGAL(2) , pour l’informer du déblocage du solde est particulièrement édifiant : “au vu des éléments transmis, il apparaît qu’il n’y a pas lieu de remettre en cause la campagne d’information mise en place au regard de la multiplicité des supports de communication, notamment des rencontres “agriculteur/conseiller de la Chambre d’agriculture” et du nombre d’articles dédiés à la lutte contre le ravageur parus dans la presse. De surcroît, le programme s’adresse seulement aux agriculteurs ayant signé un contrat de lutte”. Quand je dis qu’on a eu des bâtons dans les roues de certaines personnes dans le département et à Paris, c’est une réalité ! L’issue de ce
dossier est quasi miraculeuse au vu de ces détracteurs.”

Le FMSE pourra-t-il intervenir à nouveau sur des pertes de fourrages en cas de nouvelles fortes pullulations ?

P. B. : “Si jamais de tels dégâts se reproduisent, le FMSE devra décider d’intervenir ou pas. C’est le cas à chaque fois qu’un problème sanitaire important se pose pour lequel la prévention est quasi impossible. Mais l’intervention du FMSE n’a rien d’automatique. En tout cas, si une décision favorable était prise, le FMSE n’interviendrait que pour les gens engagés dans un contrat de lutte. Par ailleurs, il faut rappeler que le FMSE continue d’indemniser la lutte mais désormais dans le cadre de contrats quinquennaux, à hauteur de 75 % du coût de la lutte. En 2016 et 2017, le FMSE a accepté de nous accompagner pour payer la partie administrative des contrats, ce ne sera plus le cas à l’avenir et le coût des contrats à compter de 2018 est donc plus élevé.”    
Propos recueillis par Patricia Olivieri
(1) Contrairement à la FDGDon du Cantal et la Fredon Auvergne “qui nous ont toujours soutenus”.
(2) Direction générale de l’alimentation, ministère de l’Agriculture.

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'union du Cantal. Droits de reproduction et de diffusion réservés.
Évaluer cet élément
(0 Votes)

CERFRANCE Cantal

Logo PleinChamp

logo MétéoFrance

Météo

Nuageux

20°C

Aurillac

Nuageux
Humidité: 43%
Vent: NE à 6.44 km/h
Vendredi
Globalement nuageux
8°C / 22°C
Samedi
Partiellement ensoleillé
7°C / 22°C
Dimanche
Ensoleillé
7°C / 21°C
Lundi
Ensoleillé
6°C / 20°C

Agenda

Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31
Aller au haut

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale ainsi que la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux.