Donner l’idée de s’installer en chèvres pour créer des tournées de collecte

Pierre Vigier va proposer des réunions d’information afin de sensibiliser les éleveurs à l’élevage caprin. Pierre Vigier va proposer des réunions d’information afin de sensibiliser les éleveurs à l’élevage caprin. L'union du Cantal

La filière caprine recherche des éleveurs-livreurs dans tout le département, notamment dans le Sud-Cantal, où des tournées déjà en place ne demandent qu’à s’élargir.

L’ élevage caprin est rentable ; les filières laitières bien organisées. Mais pour que des laiteries collectent, il faut être suffisamment nombreux. Et ce n’est pas partout le cas. Si dans le Sud du Cantal “Étoile du Quercy” (groupe Lactalis, ex Verdier) effectue une tournée et Terra Lacta, très implantée en Aveyron, ramasse un producteur, les autres secteurs du département sont dénués de ce débouché... du moins tant que les chevriers ne seront pas assez nombreux. Car l’idée de Pierre Vigier, président du syndicat caprin du Cantal, est bien de sensibiliser à l’installation en chèvres et de construire une organisation collective. De nouvelles tournées ne peuvent en effet se mettre en place que si une laiterie parvient à remplir un camion, à raison d’un minimum collecté de  120 litres par exploitation.
Du lait à 650 €/1 000 litres
Pour convaincre de se lancer, et en accord avec les laiteries, Pierre Vigier prévoit d’organiser dans le courant de l’automne des réunions d’information en présence d’un technicien de la Chambre d’agriculture, des entreprises et autour de témoignages d’éleveurs. Pas question d’enjoliver la profession, mais de livrer des données objectives... et tenter de faire évoluer les mentalités. Car la production caprine reste marginale dans le Cantal, alors que l’Aveyron voisine a su relancer ce type d’élevage. 
Le meilleur des arguments, c’est le prix. Le lait de chèvre est actuellement payé plus de 650 €/1 000 l en moyenne (voir aussi ci-dessous). Sachant qu’une chèvre, selon la race et le système en place, produit 800 à 1 000 kg/an sur chacune des trois ou quatre lactations de 305 jours, avant réforme. La chèvre donne naissance à un ou deux petits (moyenne technique de 1,75 par mise-bas), issus du bouc ou de l’IA. Les femelles permettent un taux de renouvellement annuel de 30 % ; les chevreaux partent à huit jours pour l’Italie où ils seront engraissés jusqu’à 10 kg, environ. 
Le syndicat caprin départemental conseille 200 têtes maximum par unité de main d’œuvre (aide de base de 13 € par chèvre) et suffisamment d’hectares pour produire le fourrage. Au Gaec des Chevriers à Saint-Constant de Maurs, où on compte à ce jour 250 mères, 10 ha sont réservées aux céréales sur les 57 ha de SAU. Le reste produit 100 % du foin.  
Des journées bien remplies
Les parcelles sont amendées avec le fumier qui s’avère d’une excellente valeur agronomique. À ce travail de culture, s’ajoutent le soin aux
animaux trois fois par jour, la traite matin et soir. Mais le pic de travail le plus impressionnant est forcément au moment des vélages. Bien que la chèvre soit plutôt un animal fragile, elle n’est pas forcément assistée et l’appel au vétérinaire est plutôt rare.
Renaud Saint-André

Les personnes intéressées par la production caprine peuvent contacter Pierre Vigier au 06 77 00 74 27.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'union du Cantal. Droits de reproduction et de diffusion réservés.
Évaluer cet élément
(0 Votes)

CERFRANCE Cantal

Logo PleinChamp

logo MétéoFrance

Météo

Clair

9°C

Aurillac

Clair
Humidité: 84%
Vent: E-SE à 11.27 km/h
Mercredi
Pluie
11°C / 17°C
Jeudi
Pluies dispersés
10°C / 13°C
Vendredi
Globalement nuageux
8°C / 14°C
Samedi
Pluies dispersés
7°C / 11°C

Agenda

Aller au haut

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale ainsi que la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux.